Pourquoi les fleuves frontaliers coulent-ils où ils veulent ?

Poste frontière entre Hongrie et Slovénie, dans le village de Pince, en 2015.
Poste frontière entre Hongrie et Slovénie, dans le village de Pince, en 2015.

Pourquoi les fleuves frontaliers coulent-ils où ils veulent ? C’est Aleš Šteger qui pose la question et Aleš Šteger est poète. Le 2 août 2015, il s’est assis pendant douze heures dans la gare routière de Belgrade, sans bouger. C’était l’été où la Serbie était devenue un lieu de passage pour la plupart des réfugiés syriens, en route vers la Hongrie ou l’Allemagne. Au milieu d’eux, Aleš Šteger a noté scrupuleusement ce qu’il a pu voir et entendre, à la manière d’un sismographe humain. Malheureusement pour nous, jamais personne n’a eu l’idée de traduire en français ce qu’Aleš Šteger avait écrit pendant ces douze heures : «La gare routière de Belgrade – une salle d’attente pour réfugiés».

Il faut dire aussi qu’Aleš Šteger est slovène et que l’un de ses poèmes, «La frontière en moi», sert de voix off à un film de Peter Zach, «Beyond boundaries». C’est un poème assez long, composé au cours d’une marche solitaire qui suivait toutes les frontières de ce petit pays, la Slovénie, longeant ainsi la mer puis l’Italie, à l’ouest, l’Autriche au nord, la Hongrie à l’est avant la Croatie, qui forme la frontière sud. Ça donne un «texte plein de cartes postales, un texte plein de nouvelles sur diverses frontières en Europe. Un texte qui enseigne ce qu’est toute frontière, tout ce qu’une frontière peut être.»

Par chance, Guillaume Métayer, qui est aussi poète et traducteur du hongrois, a pris le temps de traduire en français le poème frontalier d’Aleš Šteger, qui rassemble à lui seul les questions qu’on se pose en traversant les frontières des Balkans, si rapprochées les unes des autres qu’elles semblent révéler leur désespérante absurdité.

Le poème d’Aleš Šteger a été publié au printemps 2017 dans la revue que Michel Deguy avait fondée trente ans plus tôt, PO&SIE, et c’est encore une chance. Le texte de Guillaume Métayer raconte sa venue à Ptuj, en Slovénie ou chaque année a lieu, au mois d’août, le festival «Les jours du vin et de la poésie» : «L’Europe centrale est un café donnant sur une place où le monde entier s’est rassemblé pour écouter des poèmes. L’Europe centrale est le centre de l’Europe, et personne ne le sait. Pas même elle. Sauf quelques jours par an : à la fin du mois d’août, à Ptuj.»

Aleš Šteger © Boris B. Voglar, Ptuj
Aleš Šteger © Boris B. Voglar, Ptuj

C’est au cinéma de Ptuj que Guillaume Metayer a découvert le film de Peter Zach et voulu en traduire le poème qui lui sert de voix off. Vingt paragraphes dont je recopie les cinq premiers, histoire de ne pas oublier ma trouvaille d’hier après-midi. Et aussi pour donner l’envie d’aller lire le poème jusqu’au bout.

La frontière en moi

1. 
Au début,
que je ne connais pas,
au début
dont je n’ai 
qu’entendu parler,
il n’y avait qu’un seul
espace, infini.
La frontière lui donna sa forme.

2.
Sans la frontière je serai un ange, ou un océan.
Mais ainsi je suis un être humain. 
Un être humain minuscule dans un minuscule pays.
Mon pays qui est plus petit que la poche de mon pantalon,
c’est pourquoi il y a des frontières partout.
Tout est frontière.

3.
Ceci est un texte plein de cartes postales,
un texte plein de nouvelles
sur diverses frontières en Europe.
Un texte, qui enseigne
ce qu’est toute frontière,
tout ce qu’une frontière peut être.

4.
Il m’écrivit
qu’il était allé aux frontières,
là où le slovène, la langue,
dans laquelle il m’écrivait
se perd dans d’autres langues.
Il m’écrivait
qu’il allait aux frontières,
entre le slovène, le hongrois, le croate, l’italien et l’allemand.

5.
Il m’écrivait :
qu’il était animé par la curiosité,
comment les gens vivent, réfléchissent et se taisent,
dans toutes ces langues,
dans toutes les langues le long des frontières,
dans toutes les langues frontalières.
Derrière sa signature illisible
se trouvait un petit post-scriptum :
La frontière est en moi.
Je dois la contourner.

6.
Il m’écrivait.
Les frontières et les oiseaux sont migrateurs.
Ils sont toujours en chemin et moi avec eux.
Ce qui hier encore était infranchissable,
est aujourd’hui ouvert imperceptiblement.
Où hier encore des ruisseaux murmurèrent,
on trouve aujourd’hui des terrains surveillés,
des camps de réfugiés,
des barbelés sur le ciel suspendu.
Les frontières et les oiseaux sont migrateurs,
m’écrivait-il,
et le fret est notre mémoire.

7. Dans ma langue, m’écrit-il,
on raconte une histoire de faux-sauniers.
Ce qui aujourd’hui ne vaut pas
plus qu’une pincée de jour
valait jadis plus que la vie.
Dans ma langue, m’écrit-il,
j’ai fait tant de contrebande de la tienne,
de chacune des langues voisines,
que je peux t’écrire.
Seul ce que beaucoup nomment étranger
me rend capable de t’écrire.
Je ne suis qu’emprunt.
Même mon voyage.
Même mes frontières.
Quand je t’écris
je me rends à toi
via l’étranger.

8.
Sans chez-moi je ne peux arriver.
Nulle part.
C’est pourquoi je suis parti,
écrit-il,
pour me bâtir un nouveau chez-moi à l’étranger.
Un chez-moi sans murs ni toit.
Un chez-moi construit avec tout ce que
je charrie en moi d’étranger.
J’entrerai dans mon nouveau chez-moi,
écrit-il,
et m’allongerait aussi librement
que mes ancêtres le firent dans
différentes langues.
Le ciel ouvert sera mon toit.

9.
Il m’écrivit :
Présences et citations.
Je trouve imprimée dans l’eau
une piste que je vais quitter.
Le passé me rattrape.
Comme les rails que
le même train parcourt
chaque jour au même moment.

Présence et citations
ouvrent l’oreille
au crépitement de la pluie.
La rouille ronge de plus en plus les rails.
Ce que je serai, je l’étais dès longtemps déjà.
Ce que je suis me rattrape.

10.
Il m’écrivit :
Où vont les noms
des petits fleuves
quand ils se mêlent
aux plus grands noms ?
Pourquoi les fleuves frontaliers coulent-ils où ils veulent ?
Pourquoi les fleuves
ne dorment-ils jamais ?

11.
Il m’écrivit
Dans les chutes abruptes
et les muets bassins,
dans l’eau j’ai lu les noms
de ceux qui sont présents dans l’oubli.
Les montagnes d’ici se taisent
en obscurs tunnels,
que contrebandiers et sujets,
et plus tard les détenus des camps et l’histoire ont creusées.
Parfois je flaire leur passage.
Le vent froid m’habille du pressentiment
que l’homme ne meurt qu’un moment,
tandis que la langue et l’oubli
avancent constamment.
Mais vers où ?
Et pourquoi ?

12.
Il m’écrivit :
Je m’obstine sur ce chemin jamais foulé,
je guette
les ombres silencieuses de la langue, jusqu’à ce qu’elles
commencent à parler de la logique des images à l’abandon
dans ma mémoire
comme des mouches dans une toile d’araignée.
Il n’y a aucune différence entre ombre et souvenir.
Ces mouches immobiles sur mon vivant visage.

13.
Il m’écrivit :
Je sais tout depuis le début
que je ne connais pas.
Mais sur les frontières que je vis chaque jour
je sais bien peu de choses.

14.
Il m’écrivit :
Frontières !
Frontières entre des territoires.
Frontières entre des langues.
Frontière entre des corps.
Frontières entre des idées.
Tout est frontière.

15.
Il m’écrivit :
Certaines choses doivent rester entières.
Parler et se séparer le retournent.
Hommes d’État, dictateurs, chefs militaires, agents secrets,
héros et criminels, gigantesques spectacles médiatiques,
et feux d’artifice de l’historiographie.
Les choses entières ne sont ni bruyantes ni agressives.
Il m’écrivit que la la langue se retourne.
Que ses frontières sont dessinées par des gens anonymes.

16. Il m’écrivit :
Je suis ma frontière.
Mais pas une frontière comme la frontière de deux États ou deux propriétés
mais l’incapacité à la franchir.
Je suis à la fois l’un et l’autre côté,
mais sans une porte,
les chemins se perdent.

17.
Il m’écrivit :
J’ai vu de l’eau.
Dans l’eau, un reflet de mon visage.
J’ai marché dans l’eau.
J’étais l’eau.

Il m’écrivit :
L’hiver est venu
et les frontières entre la terre et l’eau ont disparu.
Toutes les frontières ont disparu dans le blanc.

Il m’écrivit :
J’ai vu comment les frontières blanchissent dans le blanc.
Je suis allé au fleuve et ai vu le fleuve emporter mes visages.

Il m’écrivit :
Mon visage de blanche-neige.
Je suis disparition.

18.
Il m’écrivit :
Ne vaudrait-il pas mieux parler nuages et brumes ?
Ne vaudrait-il pas mieux parler des traces
que l’inconcevable laisse en nous ?

19.
Je vais briser le lieu,
où je suis,
m’écrit-il.
Je vais diviser le monde
pour voler plus léger,
loin de cette autre fin,
pour rentrer plus facilement
auprès de toi
que j’aime.
Tu es mon
Au-delà,
m’écrit-il.
Au-delà.
Inaudible
il ouvrit les lèvres.
De là-bas,
de l’autre côté.
Au-delà.

20.
Il m’écrivit :
Dans ma langue la nuit a quatre portes.
Gute Nacht, buna notte, laku noć, jó éjszakát,
dit ma langue ailleurs.
Il y a un ici dans ma langue.
Et il y a un là, en face.
Où est parfois cet ici.

Aleš Šteger
traduit du slovène par Guillaume Metayer

__________________

• La frontière en moi, poème d’Aleš Šteger traduit par Guillaume Metayer et inclus au cœur de son récit, «De notre envoyé spécial en poésie», PO&SIE n° 160-161, printemps 2017, «Trans Europe Eclairs».

ORAGES, CHAPITRE TREIZE

Sonia Ristic, Orages, 2008

Sonia Ristic, Orages, 2008

En décembre il fait soleil à Istanbul. Tamara ne sort plus, les rues qu’elle explorait parce qu’elles menaient vers des quartiers inconnus ne l’attirent plus. Sonia Ristić écrit qu’elle tourne dans l’appartement d’Istanbul comme une bête. Des années avant, la mère de Tamara est morte d’un cancer à Belgrade. Pourtant c’est elle qui vient d’entrer dans le couloir, un foulard rouge dans les cheveux. Elle est venue parler à la plus jeune de ses filles. Lui dire qu’il suffit d’apprendre. « Le bonheur, comme tout le reste. Ça s’apprend. »

Il y a des voyages dans ce livre, des traversées de l’Europe en stop ou bien en bus. De Paris à Budapest, de Budapest à Belgrade, de Belgrade à Sofia… Le dernier voyage se fera vers Belgrade, pour vendre la forêt reçue en héritage pendant la guerre de Bosnie. « Pourtant, je l’ai trouvé beau, Belgrade. Même mutilé, gardant encore les cicatrices causées par les frappes de l’Otan. » Pour Tamara c’est le voyage des retrouvailles, la première vraie rencontre avec ses deux neveux, déjà adolescents.  Et le retour du père, qui avait quitté Belgrade, ses deux filles et leur mère pour une autre vie. C’est aussi le voyage jusqu’à la tombe de sa mère, avec l’envie de rire au milieu du cimetière, pour affronter la pluie à l’abri d’un caveau, « dégueulis de dorure et de marbre ».

Au milieu du livre il y a l’histoire de Jovan. Elle ne fait qu’un chapitre, le treizième, mais « c’est une histoire qui a besoin de trois langues au moins, pour être racontée ». La langue romani, parce que Jovan appartient au peuple rom, la langue serbe qui est la langue maternelle de Tamara, et la langue française dans laquelle Sonia Ristić a écrit Orages. « La famille de Jovan s’est sédentarisée quelque part en Voïvodine. Il n’est pas trop allé à l’école, mais il sait lire, écrire, compter. Depuis tout petit, Jovan aimait les voitures, alors vers douze ans, un mécanicien l’a pris comme apprenti et lui a transmis le métier. À dix-huit ans, Jovan a fait son service militaire dans l’armée fédérale. Il n’y a pas trouvé des amis pour la vie, comme le veut la coutume. Il était le seul Rom de son unité et chez nous, on ne se mélangeait jamais trop avec ces gens-là. S’il avait été musicien, ç’aurait été différent. A l’armée, il a continué à faire de la mécanique et ça, c’était bien. Puis il s’est marié, avec une jeune fille rom. Ils sont partis s’installer dans un village à la frontière hongroise. Jovan a pu bénéficier des derniers crédits à taux zéro de la Yougoslavie autogestionnaire et il a ainsi monté son affaire. Ils ont construit une petite maison à côté du garage. Jovan et Elma étaient les seuls Tziganes du village, mais Jovan était aussi le seul mécanicien et les affaires marchaient bien. Il ne réparait pas seulement les voitures, mais aussi les tracteurs et autres machines agricoles. Elma faisait des ménages. Ils ont eu des enfants, quatre fils et trois filles. Ils les ont envoyés à l’école, les uns après les autres. Puis il y a eu la guerre, toute proche, en Slavonie. Nuit et jour, la petite maison de Jovan et Elma tremble, les avions de l’armée fédérale volent bas, bombardent puis reviennent. Trois mois. »

Sonia Ristic, Orages, 2008

Sonia Ristic, Orages, 2008

Jovan raconte la venue des réfugiés. Des Serbes qui apprennent alors à vivre comme des Tziganes. Vukovar est tombé et les milices serbes, menées par Vojislav Seselj et Arkan commencent leur travail d’assassins. « Les eaux du fleuve sont rouges » quand Jovan est enrôlé à son tour. Mais il se trompe en pensant qu’il sera de nouveau mécanicien : « Son unité est spéciale, effectivement. Ils sont une vingtaine, tous Roms. Pas la trace du moindre gadjo. Pas d’uniformes militaires pour eux, pas d’insignes, mais des tenues noires de ramoneurs. Et des pelles. Ce qui suit, Jovan n’arrive pas à le raconter. Jovan dit : « Ce n’étaient pas juste les bombardements, ils étaient égorgés. » Jovan dit : « Des enfants, beaucoup d’enfants, des femmes, des femmes enceintes, des vieux. » Jovan dit : « Des tout petits, des bébés, empalés. » Il dit aussi que les soldats surveillaient de loin, et qu’ils leur ont demandé de bien fouiller les corps pour récupérer les bijoux. Et que les médailles et les croix étaient aussi bien orthodoxes que catholiques. »

« Après Vukovar, Jovan a pété un boulon. Il ne se souvient plus trop. Il sait juste qu’il s’est retrouvé en psychiatrie, à Belgrade, en camisole chimique. Ça a duré quelques semaines, un mois ou deux peut-être. Puis, on l’a démobilisé et mis à la porte. » (…)

« Il ne pouvait pas rentrer chez lui, n’avait pas la force de retrouver sa famille. Qu’est-ce qu’il a fait, combien de temps, il ne s’en souvient pas plus. Il a erré dans les campements roms de la périphérie de Belgrade, mendié, bu. Quelques mois supplémentaires ont dû s’écouler avant qu’il ne trouve le courage de retourner chez lui. Sa famille n’était plus là. Dans leur maison, des réfugiés s’étaient installés, ainsi que dans le garage. Ils lui ont dit que cette maison avait été abandonnée. Les maisons abandonnées étaient réquisitionnées par les services municipaux et attribuées aux familles déplacées. Personne ne semblait savoir où était sa femme et ses enfants. On lui a juste dit qu’ils étaient partis. Qu’un jour, ils avaient disparu. Alors, Jovan a de nouveau erré, mendié, bu. Il a quadrillé la Serbie à la recherche de quelqu’un qui saurait lui dire ce qui est arrivé à sa famille. Il est retourné dans les campements de Belgrade, dans les communautés de Roms où la solidarité permettait encore de survivre. Parfois, il avait même du travail. Il creusait des tombes. »

A force d’errer, Jovan retrouve son fils aîné et apprend ce qui est arrivé aux siens : « Elma a cru qu’il était mort, elle a pris les enfants et elle est partie. Ils ont rencontré des Roms de Bosnie qui se dirigeaient vers la Suède, où ils avaient entendu dire qu’il y avait des camps de réfugiés qui accueillaient les Tziganes. »

L’histoire de Jovan ne fait même pas une dizaine de pages au milieu du roman, mais elle me rappelle tant d’autres histoires, celles d’amis roms croisés au Kosovo ou en Bosnie, celle d’autres Roms qui vivent ici, à Arles ou à Marseille et qui ont fui la Roumanie, la Bulgarie ou la Macédoine sans trouver ici autre chose qu’une incompréhension haineuse, les acculant à survivre de squats en campements, sans cesse chassés par la police et les élus.

IMG_6925[1]Le roman de Sonia Ristić raconte ces vies qui font l’Europe à travers ses frontières. Juste après la page de titre, une note de l’auteur précède le roman :

« J’écris de l’exil. J’ai quitté Belgrade il y a plus de quinze ans et je n’y suis retournée qu’une fois, très brièvement, en hiver 1995, pour me rendre compte que ce n’était plus ma ville, que j’y étais désormais étrangère. Le Belgrade dont je parle ici n’est pas tout à fait vrai. Je ne prétends pas témoigner. Ces images me sont personnelles, forcément subjectives et partiales. Ce ne sont que mes impressions, mon rêve-cauchemar de Belgrade. Que ceux qui inévitablement n’y reconnaîtront pas leur ville me pardonnent ; c’est la mienne que je fais vivre ici. Cette ville fantasmée avec laquelle j’entretiens des rapports complexes, ambigus, tissés de nostalgies, de deuils impossibles et de culpabilités dont tout exilé encombre ses bagages. »

______________

  • Sonia Ristić,  Orages. Actes Sud Junior, 2008. Orages a été adapté par Sonia Ristić, et créé à La Cartonnerie de Reims par la compagnie Seulement pour les fous, dans une mise en scène de V. Vellard, dans le cadre de Reims Scènes d’Europe, en décembre 2009. Reprises à la Médiathèque Louis Aragon à Colombes en décembre 2010, et à la Maison d’Arrêt des Femmes de Fresnes en février 2011.

Si Otages est le premier roman qu’a publié Sonia Ristić, elle est aussi l’auteur de Lettres de Beyrouth, Chroniques chez Lansman Editeur en 2012, et de plusieurs pièces de théâtre :

  • Migrants, Ed.Lansman/TARMAC, 2013
  • L’Enfance dans un seau percé, éditions Lansman, février 2011.
  • Quatorze minutes de danse, texte et mise en scène de l’auteur. Création au Tarmac à Paris, du 28 avril au 9 mai 2009.
  • Le temps qu’il fera demain, texte et mise en scène de l’auteur,Théâtre de Verre, Paris, novembre, décembre 2003.
  • Sniper avenue, théâtre, 2005. Mise en scène par Magali Léris du 7 au 18 octobre 2008 au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Sniper Avenue, Le temps qu’il fera demain et Quatorze minutes de danse ont été éditées dans un même ouvrage par les Editions Espace d’un instant / Maison d’Europe et d’Orient, avec une préface de François Rancillac.
  • Le Phare, Editions Lansman/collection Tarmac, 2010. Lectures au Tarmac de la Villette et à la Maison d’Arrêt de la Santé à Paris.
  • Là-bas / Ici, Editions de la Gare, 2008. Mise en scène de Là-bas par Catherine Boskowitz, Le Bocal de Printemps, Gare au Théâtre, mai 2007.
  • L’histoire de la Princesse, 2008, Inédit. Lecture lors de Bat la langue, le Mois des Auteurs au CDR de l’Océan Indien, avril 2007.
  • Faut faire ça bien (commande du Tarmac de la Villette). Mis en lecture par L. Achour, Tarmac de la Villette, mars 2010.

Des liens autour des écrits de Sonia Ristic :