★ Intérieur nuit d’une voix sur l’autoroute des Balkans

★ Gaza, mars 2023. Photo Marine Vlahovic

★  J’ai dit au revoir au feu dans la nuit, au revoir aux chats et au ruisseau, au revoir à mes livres et j’ai pris la route vers le sud, direction les Balkans. Je voulais rouler jusqu’à Sarajevo, première étape dans une ville survivante, une vallée haut perchée où je n’avais plus mis les pieds depuis plusieurs années.

Pourquoi Sarajevo me manque autant ? Je n’arrive pas à comprendre : c’est devenu ce qu’on appelle ma ville de cœur, malgré la pollution de plus en plus épaisse en hiver, malgré les impacts de balles qui restent sur les façades d’immeubles quand ils n’ont pas été ravalés depuis le siège de l’armée serbe.

Au moins trente ans, et trente heures de route jusqu’en Bosnie s’il n’y a pas de tracteurs pour dresser des barrages avant la frontière italienne. Et trente heures, c’est du temps pour écouter la voix de Marine Vlahovic dans mon casque, quand elle racontait Gaza bien avant le blocus, lorsqu’elle était correspondante pour RFI et Radio France, basée à Ramallah pendant plusieurs années.

Sa voix me parle pendant les kilomètres d’autoroute, de Millau à Montpellier pour commencer. Une voix qui m’aide à mieux comprendre les vies palestiniennes dans les enclaves, parce qu’elle raconte aussi ses amitiés avec les journalistes gazaouis, la solidarité qu’elle a pu maintenir avec eux malgré les bombes et les massacres.

★ Torchère à Fos-sur-mer

Jusqu’à sa mort à elle, à Marseille l’an dernier, que j’apprends en longeant les torchères de Fos-sur-mer, la ville la plus polluée des Bouches-du-Rhône. Elle revenait du Caire où elle avait aidé un journaliste palestinien à s’échapper de l’enfer, lui et sa femme quand ils venaient de perdre leurs quatre enfants sous les décombres de leur maison bombardée.

La vie de Marine Vlahovic avait quelque chose d’infatigable et d’enragé, une lutte à travers les radios pour faire entendre, en France, les voix du peuple de Palestine. Il ne faut pas que son travail puisse s’effacer. On trouve ses podcasts sur Arte radio, ses reportages dans les archives de RFI. En cherchant bien on peut trouver deux ou trois vidéos où elle prend la parole sur YouTube, d’autres sur son compte Instagram.

★ Photo Khadija Toufik, 2025.

Alors même qu’elle était de plus en plus harcelée pour essayer de raconter les massacres à Gaza, Marine Vlahovic continuait son travail de documentariste. C’est elle qui raconte, inlassable : «Mon quotidien est fait d’arrestations, de destructions, d’attaques, de la mort. Omniprésente. Je devrais m’y habituer à la mort, c’est mon travail après tout. Mais je ne m’y fais pas.» À la radio une voix de journaliste annonce : «Le bilan des affrontements de ces dernières heures s’élève à un mort et plusieurs blessés côté israélien, à trois morts côté palestinien.» Marine reprend : « Putain mais quelle vie de merde, tu t’imagines vivre ça tous les jours ? Ça c’est ma vie ça.» Et elle chante «It’s my life…» Je la trouve incroyable. «Vous l’avez peut-être remarqué, quand je suis hors de moi ou tout simplement stressée, je jure comme un charretier… un monstre de vulgarité… en fait, c’est ma façon à moi de rouler des mécaniques dans le milieu impitoyable et viril des journalistes..»

★ Marine Vlahovic à Marseille, septembre 2022.

C’est un passage du premier épisode de son Carnet d’une correspondante, un podcast qu’on peut écouter sur le site d’Arte radio. À écouter au casque et dans la nuit, pendant qu’on roule vers le sud, au début de l’hiver.

★ Sarajevo la nuit rouge solitude

Et plus je roule, plus je me dis qu’il y a beaucoup de points communs entre ce qui s’est joué à Sarajevo et ce qui continue d’avoir lieu à Gaza. Je n’y avais pas pensé avant de prendre la route, alors que c’est quand même une évidence : deux génocides vécus en direct, où les victimes sont des populations civiles, affamées et désarmées, avant tout musulmanes.

★ Les noms de Suada Dilberović et Olga Sučić à l’intérieur des livres

Carte de l'Herzégovine en 1875

Carte de l’Herzégovine en 1875

Dans leur livre sur la Bosnie, Isabelle Wesselingh et Arnaud Vaulerin ont raconté comment le siège de Sarajevo avait pu commencer, en 1992. «Le 6 avril, la Communauté économique européenne reconnaît officiellement l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine. Le même jour, plus de soixante mille personnes descendent à nouveau dans la rue à Sarajevo, pour la paix. Postés sur les toits, les hommes de Radovan Karadzic tirent sur cette foule opposée à leurs projets et fière du caractère multiethnique de la Bosnie. Une étudiante est tuée sur le coup. La guerre de Bosnie a commencé.»

Pourtant, les deux journalistes ne donnent pas son nom, et son nom manque à leur récit. C’est dans «Les gravats et les étoiles» que j’ai trouvé le nom de l’étudiante assassinée. Valérie Zenatti y raconte son expérience d’apprentie journaliste pendant le siège de Sarajevo :

Deux portraits de Suada Dilberović

Deux portraits de Suada Dilberović

En une dizaine de lignes, à peine, Valérie Zenatti parvient à faire exister le visage et la mémoire de Suada Dilberović, et je crois que ça suffit à établir toute la puissance de la littérature. Et sa nécessité dans un monde où l’info accélère. Comme Valérie Zenatti, j’avais oublié le nom de l’étudiante assassinée par les soldats du général Ratko Mladić. Je me souvenais seulement qu’un pont portait son nom désormais, à l’endroit même où elle avait été frappée. En faisant des recherches à mon tour, j’appris qu’elle était née le 24 mai 1968, à Dubrovnik, au sein d’une famille bosniaque musulmane. Elle avait quatre ans de moins que moi et nous étions nés précisément le même jour, le 24 mai.

Sarajevo, stèle en mémoire de Suada Dilberović et Olga Sučić

Sarajevo, stèle en mémoire de Suada Dilberović et Olga Sučić

Mais j’appris aussi qu’une deuxième jeune femme avait été tuée ce jour-là, qu’on oublie régulièrement de mentionner. Elle s’appelait Olga Sučić, elle était Croate et en réalité, l’ancien pont Vrbanja porte maintenant leurs deux noms. Je n’ai pas trouvé de photo du visage d’Olga Sučić et malgré mes recherches, j’ai seulement appris qu’elle était née en 1958 et qu’en 1992, elle n’était plus étudiante mais secrétaire au Parlement. Elle travaillait ce jour-là, et elle avait quitté son poste pour rejoindre les manifestants. Avec eux, elle criait «Nous sommes Sarajevo ! Nous sommes pour la paix !» quand une balle l’a atteinte.

Quelques minutes auparavant, un journaliste s’était approché d’Olga Sučić pour lui demander pourquoi elle était là. Sa caméra a filmé son visage, enregistré sa voix pendant qu’elle répondait. «Je suis la mère de deux enfants et je défendrai cette ville.» C’était quelques minutes avant les premiers coups de feu qui tuèrent Suada Dilberović sur le coup, son corps gisant sur le bitume pendant que la foule se dispersait, paniquée. Olga Sučić a été blessée, elle s’est rendue à l’hôpital où elle n’est morte que quelques heures plus tard. Le soir, les journaux télévisés et les radios de toute l’ex-Yougoslavie racontent la fusillade du pont Vrbanja, en mentionnant seulement le nom de Suada Dilberović. Aucun journaliste ne sait qu’une autre victime vient de mourir à l’hôpital et dans les jours qui suivront, les agences de presse européennes ne feront pas davantage mention d’Olga Sučić.

Et l’autre fonction de la littérature, je crois, c’est de ramener par l’écriture le nom des oubliés à la surface de nos consciences. Et d’inscrire à présent le nom d’Olga Sučić à côté du nom et du visage de Suada Dilberović.

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  • Isabelle Wesselingh et Arnaud Vaulerin, Bosnie, la Mémoire à vif, Buchet-Chastel, 2003 – p. 42
  • Valérie Zenatti, Les gravats et les étoiles, dans L’Aventure, le choix d’une vie, Editions Points, 2017.

Dans le journal de Maspero à Sarajevo, l’Europe a tort

François Maspero

François Maspero

Le mardi 7 mars 1995, François Maspero est à Sarajevo sous les tirs de mortier. Dans son journal, il raconte que ce jour-là, au volant d’un véhicule blindé de la FORPRONU, un militaire français avait percuté par accident deux miliciens bosniaques qui étaient morts de leurs blessures. Le soldat avait pris la fuite et ses compagnons du 11e régiment d’artillerie de marine avaient gardé le silence pour couvrir le chauffard. «Toute la ville parle des deux miliciens bosniaques qui ont été tués», écrit Maspero, en colère lui aussi contre la hiérarchie militaire qui refusait de donner la moindre information au sujet du fuyard. «Le chauffard assassin est et restera inconnu.» Pas trace non plus de cette histoire dans les journaux français.

Une semaine plus tard, neuf soldats français d’un autre régiment trouvaient la mort dans un autre accident. Cette fois, Le Monde rapporte l’information : «Huit «casques bleus » français ont été tués, mardi 14 mars, dans un accident de la route sur les hauteurs du mont Igman, près de Sarajevo. On compte trois blessés, dont l’un dans un état grave. Tous ces soldats appartenaient à un bataillon de chasseurs alpins de la 27 division d’infanterie de montagne, stationnée à Grenoble. Ils se trouvaient à bord d’une chenillette achetée aux Suédois pour dégager les itinéraires enneigés. Le véhicule a glissé sur une plaque de verglas et est tombé dans un précipice de 50 mètres. Les armées françaises n’ont pas publié l’identité des victimes, les familles n’ayant pas encore été prévenues.»

On peut lire le journal que Maspero a tenu à Sarajevo dans le quatrième chapitre de Balkans Transit. Toujours à la date du 7 mars, il y écrit qu’il s’obstine à sortir chaque jour dans les rues, malgré la menace des snipers et des bombardements serbes. Il travaille alors à la traduction du premier roman d’Augusto Roa Bastos, Fils d’homme, qui raconte d’autres violences, au sud d’un autre continent : la guerre du Chacos entre la Bolivie et le Paraguay. Roa Bastos y a pris part quand il avait à peine 15 ans, en 1932. Une expérience de la guerre à la fin de l’enfance qu’il partage avec Maspero, qui n’avait que huit ans quand Philippe Pétain a décidé de signer l’armistice avec le IIIe Reich, et douze ans quand son grand frère a été tué au combat et que ses parents, résistants tous les deux, furent déportés à Buchenwald et Ravensbrück. Dans Sarajevo assiégée, Maspero traduit donc les mots que Roa Bastos avait fait écrire au lieutenant Vera Miguel dans son journal de temps de guerre : « Il doit bien y avoir une issue à ce monstrueux contre-sens de l’homme crucifié par l’homme, conclut le maire, parce que sinon il faudrait penser que la race humaine est maudite à jamais, que ceci c’est l’enfer et que nous ne pouvons pas espérer le salut.»

Le lendemain, Maspero écrit dans son propre journal, le cahier de Sarajevo : « L’emploi du mot «tchetnik» ; volonté de ne pas employer le nom d’un peuple qui fut concitoyen pendant au moins cinquante ans. Dire «les tchetniks» évite de dire «les Serbes». À l’origine, le mouvement tchetnik, c’était la résistance royaliste, nationaliste, anticommuniste. Ensuite, une partie s’est ralliée aux occupants allemands. Dans la phraséologie officielle de la Yougoslavie titiste, le mot était synonyme de bandits, souvenir de la guerre civile qui a suivi la libération. Il l’est toujours dans celle du gouvernement bosniaque. Beaucoup d’étrangers, qui reprennent ce mot à leur compte ne savent pas qu’ils perpétuent le vocabulaire de ce qu’ils dénomment par ailleurs le totalitarisme.»

François Maspero, Les abeilles & la guêpe

François Maspero, Les abeilles & la guêpe

Au milieu d’un autre livre, Les abeilles & la guêpe, écrit cinq ans après Balkans Transit, Maspero s’interroge sur le sens de ce qui a eu lieu à Sarajevo. Ce questionnement reste d’une actualité brutale, quinze ans après la parution du livre : «Depuis ma naissance, l’histoire du monde n’a été qu’une longue suite de purifications ethniques. Si j’avais à définir le XXe siècle, je le définirais ainsi. Ethnique : autre adjectif pour identitaire. Je ne sais pas pourquoi, en France, tant de gens me disent, ou écrivent : «C’est trop compliqué les Balkans.» Ça doit les rassurer, de penser qu’il y a une malédiction balkanique. De se masquer ainsi que la purification identitaire rôde dans le monde entier, dans l’Europe entière.»

Deux pages plus loin, la pensée de Maspero se fait plus désespérée encore. Lucide et sombre, prenant la forme d’une condamnation de l’Europe telle qu’elle continue de fonctionner aujourd’hui. Ce sont des pages essentielles, qui peuvent nous servir à comprendre ce qui continue de surgir aujourd’hui. «Après 1945, j’ai vu l’Europe en ruine. C’était la dernière guerre, au sens de la der des der. L’Europe serait civilisée ou ne serait pas. Et l’Union européenne, aujourd’hui, s’adresse à elle-même des félicitations pour avoir tenu cette promesse. Elle a tort. Si, comme le veulent la géographie, la politique, la culture et le simple bon sens, la Bosnie, la Croatie, la Serbie, le Kosovo sont bien en Europe, territoires habités par des gens tels que vous et moi, juste avec les différences habituelles au sein du genre humain, alors cette guerre n’a été la dernière guerre qu’au sens où elle précédait la suivante, comme on dit :«l’année dernière».

Ce que j’ai traversé il y a cinquante ans, c’étaient des paysages après la bataille. Tandis que les paysages dévastés que je traversais désormais étaient des paysages après purification ethnique. Sans bataille. Ces villages ont été rasés maison par maison pour que les habitants n’y reviennent jamais. Méticuleusement vidés de leurs occupants, pillés, dynamités, brûlés. Comme l’était un village kabyle par l’armée française, il y a quarante ans, au cours des grandes opérations pour créer les «zones interdites».

Ici, la dévastation, comme les souffrances de la population civile n’ont pas été une conséquence de la guerre, mais son but même. Avec ses armes spécifiques, contre ceux qui échappaient au massacre : le camp de concentration, la torture généralisée, le viol systématique. Nettoyage, purification, élimination des poux, langage connu.

L’intervention de l’Europe et de la «communauté internationale» a consisté à mettre en place une forme de cordon sanitaire, de mur de la honte. Telle a été la mission majeure des forces expéditionnaires étrangères. Les héros européens de Bosnie ne furent pas les militaires surarmés qui ont occupé et sillonné la Bosnie, mais les jeunes civils désarmés venus apporter leur solidarité. Prenant tous les risques au volant de leurs camions. Que pouvaient-ils, eux, faire de plus ? Je les ai vus et je les ai aimés. J’ai vu aussi l’agréable mess des officiers français de Sarajevo, baptisé «La Médina» et décoré d’une grande fresque nostalgique du port d’Alger au temps où l’Algérie était française et le musulman un fellagha à abattre.

Depuis il y a eu le Kosovo, une intervention qui, après dix ans de vains cris d’alarme, d’invocations à la raison et d’appels au secours d’un côté, et d’incompréhension, de surdité obstinée de l’autre, a lancé sur les routes de l’exode, par la stupidité de la stratégie choisie, un million d’habitants terrorisés par la peur des bombardements de l’OTAN autant que par celle des représailles serbes. Et ensuite ? Le champ reste vaste pour le gâchis.»

« Ce qui flotte sur un désert comme celui-là, c’est la poussière de milliers de rêves de bonheur anéantis. Des générations ont vécu ici. La vie apportait chaque jour son lot de joies et de peines, chacun pouvait rêver – ou se plaindre – à sa manière, sur cette terre qu’il croyait sienne, où il avait construit sa maison (ou allait un jour la construire) pour la léguer à ses enfants, qui connaîtraient, pensait-il, une vie meilleure : ils étudieraient, la médecine, l’architecture, ils seraient ou ils étaient déjà ingénieurs, fonctionnaires, professeurs.

Quand je dis que des générations heureuses ont vécu ici, je parle des dernières. Celles des habitants qui ont survécu à la Deuxième Guerre mondiale ou qui se sont installés à la fin de celle-ci. Auparavant, quatre ans de guerre avaient transformé la Bosnie-Herzégovine et la Croatie en un véritable abattoir humain : les oustachis croates catholiques massacrant les Serbes orthodoxes, les tchetniks serbes massacrant des populations croates catholiques et bosniaques musulmanes, les nazis exterminant les Juifs et les Tziganes, tout en multipliant les atrocités contre la population des villages, sans faire de distinctions, qu’ils considéraient comme suspects.

Mais enfin, depuis quarante-cinq ans, cela semblait relever d’un passé révolu. Un passé dont les leçons avaient bien été retenues et qui ne pouvait revenir. Question désespérée cent fois entendue : «Mes voisins étaient croates (ou serbes, ou musulmans), et nous nous entendions. Que nous est-il arrivé ?»

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François Maspero, Klavdij Sluban, Balkans-Transit, Points Poche

François Maspero, Klavdij Sluban, Balkans-Transit, Points Poche

★ François Maspero, Balkans-Transit, Photographies de Klavdij Sluban, janvier 1997, Seuil, Paris. Réédition en Points Seuil.
Ce récit de cinq voyages accomplis dans les Balkans avec son complice, le photographe Klavdij Sluban, s’ouvre sur un « portrait de l’auteur » : « Conjonction de la grande et de la petite histoire ». Mêlant scènes du quotidien et pages d’histoire, Maspero fait de ce livre une « chronique sensible » du « cœur de l’Europe » « qui a toujours eu tendance à s’amputer elle-même de ce qui la gêne ». Il s’enfonce dans un fouillis de frontières et de peuples à la mémoire déchirée et oublieux de ce qui les unit. « Dans la solitude du touriste de fond », il s’interroge sur la nécessité du voyage, traverse le chaos architectural des villes et la littérature de ces pays, trouve, parfois, en l’autre sa famille. C’est dans ce livre, au début du quatrième chapitre, consacré à la Macédoine, que Maspero a intercalé le cahier de Sarajevo.

François Maspero, Les abeilles & la guêpe, Seuil, Fiction & Cie, 2002

★ Une exposition sur François Maspero, «légère et peu coûteuse», peut circuler en Bretagne, réalisée par l’asso Rhizomes. Contacter Caroline Troin au 06 66 22 38 96.
Mail : rhizomes.dz@gmail.com

★ Un très bon dossier Maspero est consultable sur le site de La Femelle du Requin

★ En remerciant Vasvija BAŠIĆ, de l’Institut culturel français à Sarajevo, d’avoir bien voulu me prêter le livre de Maspero, Balkans-Transit, ainsi que les poèmes d’Izet Sarajlic, Nés en vingt-trois, morts en quarante-deux, traduits du bosniaque par Mireille Robin, pendant mon séjour à Sarajevo.